Royalty Fair, le futur appartient aux créateurs
Bruxelles, 2020. On me tend un papier. 150 euros pour ma guitare sur du Booba. Pas de crédit, pas de royalties.
By Sébastien Graux · 29 avril 2026 · FR|EN
En 2020, j'ai posté ma première mélodie de guitare sur une plateforme connue des beatmakers. Mon travail a plu, et j'ai enchaîné quelques sessions en Belgique, notamment à Bruxelles.
Lors d'une de ces sessions, je découvre un riff sur la guitare. L'équipe avec qui je travaillais à l'époque accroche tout de suite, on démarre une prod ensemble. Je pose la guitare, plusieurs pistes. Quelques jours plus tard, on me tend un papier : 150 euros pour céder tous mes droits sur le morceau. Cession totale. J'ai pris le temps de réfléchir. J'ai pas signé.
Royalty free, c'est quoi exactement ?
Tu payes un abonnement modeste, tu télécharges autant de mélodies que tu veux, et tu n'as plus rien à reverser après. Sur le papier ça sonne pratique. En réalité, c'est la pomme empoisonnée de notre époque.
On a accepté ce modèle parce que ça paraissait simple, gratuit après l'abonnement, sans rien à signer. En faisant ça, on s'est tirés une balle dans le pied. On a accepté de baisser la valeur de notre propre musique. On a accepté de concurrencer celui qui était prêt à brader, juste pour qu'un beat soit utilisé. Quand tout le monde brade, plus personne n'est payé à sa valeur. C'est ça, le poison.
Le modèle est cassé
Premier dégât : un producteur belge me racontait ce matin une mélodie qu'il avait tirée d'une de ces librairies, sa chanteuse a posé dessus. Six mois plus tard, Burna Boy sort un morceau avec la même mélodie. Quand sa chanteuse à lui a voulu sortir leur version, plus personne ne savait qui possédait quoi. La prod, le producteur n'a même plus pu la sortir lui-même.
Deuxième dégât : Pharrell Williams annonce qu'il vend ses masters. Pharrell. Quand un système réussit à convaincre Pharrell de céder ses masters, c'est plus un problème de débutants. C'est un système qui prend à tout le monde, du gamin de 17 ans à la légende. C'est ça que je casse.
Royalty Fair, c'est trois choses claires
Water a été construit sur ce principe. La première plateforme Royalty Fair sur la terre. Powered by GRAUX, 3,21 milliards de streams, placements globaux.
1. Toujours crédité, dès la première utilisation. Ton nom est attaché à ton travail dès la première fois que quelqu'un l'utilise. Peu importe où le son atterrit, peu importe combien de mains il traverse. Le jour où le track explose, ta contribution est déjà documentée. Pas besoin de courir après les preuves deux ans plus tard.
2. Partage du publishing quand ça décolle. Le publishing, c'est l'argent qui revient à la composition — la mélodie, le texte. Au-delà du million de streams, ou sur un placement majeur (un artiste signé majeur, déjà installé, qui tourne depuis des années), on partage l'édition avec l'équipe de l'artiste.
3. Partage du master quand ton enregistrement est utilisé. Le master, c'est l'argent qui revient à l'enregistrement — l'audio qu'on joue sur les plateformes. Si ce que tu as posé en studio passe dans la version finale, tu as droit à une part du master. Standard autour de 4 % pour un artiste majeur, plus haut sur un artiste plus petit. Tu as démarré la chanson, tu fais partie de la chanson. C'est logique.
Au-delà des trois points : on soutient les créateurs qui construisent. Pas de pression contractuelle pendant qu'ils prennent leur élan — on signe quand le truc décolle, pas avant. Et pour les beatmakers qui utilisent tes idées pour porter ton nom et pousser la musique jusqu'à un placement, ils gardent 100 % de leurs ventes propres. On vise le patrimoine, la legacy. Pas leur hustle.
« On crédite dès la première utilisation. On signe quand ça décolle. »
S'il y a une chose à retenir
- Demande toujours ton crédit.
- Prends toujours une part d'édition quand tu fais partie du son.
- Prends une part de master quand on utilise ton enregistrement.
- Joue le long terme. Pas le petit billet.
C'est comme ça qu'on bâtit un patrimoine. Pas qu'on construit le catalogue de quelqu'un d'autre.
Pourquoi Water, et pas un autre ?
Royalty Fair, ce n'est pas un mot qu'on copie-colle. Ça vient de quelqu'un qui a vécu chaque côté de la barrière : le studio à Bruxelles avec rien, les négos en face de six avocats internes Universal, les placements globaux Booba, Burna Boy, Don Toliver, Maes, Ricky Martin. 3,21 milliards de streams. Trois nominations Grammy.
Personne d'autre n'aurait pu faire ça — parce que personne d'autre n'a vécu ça. C'est pour ça que Water existe maintenant, et pas dans dix ans.
Si on s'unit, on gagne
Tous les créateurs ensemble, c'est comme ça qu'on bascule l'industrie. Partage cet article. Plus on est, plus le modèle change.
Pour me rejoindre sur Water : water.95ent.ai/sebastiengrrr
-Sébastien

